Un chiffre brut : le S&P/TSX a défié tous les pronostics en 2024, alignant des performances qui ont pris de court bon nombre d’analystes. Les compagnies énergétiques canadiennes, en particulier, ont fait bien mieux que résister à la tempête mondiale. Les dividendes ont augmenté à un rythme soutenu, laissant le marché américain derrière, là où les secteurs technologiques ont marqué le pas. Certains FNB spécialisés ont même affiché des gains à deux chiffres, là où l’on attendait de la prudence.
Les investisseurs ont clairement renforcé leur position sur les métaux précieux, tandis que les nouvelles normes environnementales ont sérieusement bouleversé la carte des gagnants et des perdants. Fait notable : même les approches défensives, longtemps considérées comme des refuges, se sont parfois retrouvées impuissantes face à la vigueur des corrections boursières. Plusieurs dogmes, jusqu’ici rarement remis en question, se fissurent.
Panorama des tendances majeures qui façonneront la Bourse canadienne en 2025 et 2026
Le marché boursier canadien s’engage dans une période charnière. Après de longs mois de taux d’intérêt élevés pour contenir l’inflation, le mouvement de reflux s’amorce. Cette détente redessine les perspectives du S&P/TSX et force les investisseurs à revoir leurs méthodes de valorisation. La volatilité, omniprésente depuis 2022, ne faiblit pas, entretenue par les tensions internationales et l’incertitude de la présidentielle américaine, où Donald Trump fait un retour remarqué.
Le secteur des matières premières reste l’ossature de la Bourse de Toronto. Pétrole et gaz tiennent leur rang, toujours dopés par la demande asiatique et la quête européenne de sécurité énergétique. Pourtant, la transition énergétique s’invite désormais au conseil d’administration des géants canadiens, sous l’impulsion d’annonces d’investissements massifs d’Ottawa. Les entreprises cotées sont confrontées à une question difficile : comment conjuguer ambitions climatiques et rentabilité immédiate ?
L’inflation, quant à elle, continue d’impacter les comptes. L’analyse graphique révèle des zones de bascule sur nombre de titres industriels, très sensibles à l’évolution des taux. Les investisseurs, en quête d’une meilleure lisibilité, observent un contexte où la croissance mondiale ralentit et où la dette publique canadienne atteint des niveaux records.
Voici trois tendances à surveiller de près :
- La volatilité s’installe durablement, particulièrement sur les secteurs cycliques.
- L’intérêt pour les fonds négociés en bourse (FNB) spécialisés s’intensifie.
- Les nouvelles règles environnementales bouleversent les stratégies des grands investisseurs institutionnels.
La responsabilité de la société éditrice se limite à l’information partagée ; chaque investisseur doit approfondir ses recherches. La Bourse canadienne reste un terrain exigeant, où chaque choix implique des enjeux financiers conséquents.
Quelles actions et secteurs canadiens méritent vraiment votre attention cette année ?
La santé du marché boursier canadien repose encore largement sur la capacité des entreprises à jongler entre exigences réglementaires et attentes des investisseurs. Les grandes banques, véritables piliers du S&P/TSX, continuent de démontrer une robustesse remarquable. Pour ceux qui cherchent à allier rendement et stabilité, le secteur bancaire reste une valeur sûre, même si le rythme de croissance ralentit du fait de la hausse des taux et du durcissement des conditions de crédit.
La sélection de valeurs inclut aussi les groupes liés aux matières premières. Des entreprises comme Newmont Corporation tirent parti de leur exposition aux métaux précieux, atout recherché dans un environnement incertain. L’action Newmont séduit ceux qui veulent diversifier leur portefeuille tout en gardant un œil sur la rentabilité sectorielle.
Côté énergies fossiles, les producteurs canadiens de pétrole et de gaz profitent d’une demande internationale solide. Les analystes encouragent à privilégier les sociétés qui font preuve de rigueur financière et avancent avec une stratégie claire vers la transition énergétique. Le secteur conserve une dynamique forte, portée par des investissements lourds et la fermeté des prix.
Pour clarifier les choix qui s’offrent, voici les points à retenir :
- Les FNB actions listés sur la Bourse de Toronto offrent une diversification bienvenue, particulièrement utile dans la rotation sectorielle observée cette année.
- Les gestionnaires de fonds institutionnels misent sur des sociétés à la solidité financière avérée et à la politique de dividendes régulière.
Choisir la meilleure action à acheter au Canada en 2025 dépendra des préférences en matière de risque et des secteurs de prédilection. Les experts s’accordent sur un point : il vaut mieux privilégier les entreprises qui allient rendement, perspectives et capacité à s’adapter aux secousses économiques.
Quelles opportunités saisir avec les fonds négociés en bourse et l’or pour diversifier son portefeuille ?
La diversification reste le socle d’une gestion avisée sur le marché canadien. Les fonds négociés en bourse (FNB) continuent d’attirer, notamment chez les investisseurs confirmés. Leur succès repose sur la possibilité de miser, en une seule opération, sur un panier d’actions sélectionnées selon des critères sectoriels ou thématiques. La Bourse de Toronto propose une large gamme de FNB actions, couvrant aussi bien les leaders de l’énergie que les sociétés émergentes de la transition écologique.
L’or, quant à lui, conserve son statut de valeur-refuge. Le métal jaune amortit les chocs liés à la volatilité, surtout en période de tensions géopolitiques et de variations de taux. Des sociétés canadiennes comme Franco-Nevada ou Wheaton Precious Metals permettent de s’exposer indirectement à l’or, grâce à un modèle basé sur les redevances minières. Ces entreprises offrent un double avantage : régularité des revenus et bouclier contre l’inflation.
Pour ceux qui souhaitent explorer ces pistes, plusieurs options méritent d’être considérées :
- Les FNB spécialisés sur les métaux précieux, gérés par des acteurs comme Sprott Natural Resource Investment Partners, ouvrent la porte à une exposition diversifiée à l’or.
- La variété des FNB actions rend possible l’ajustement de son portefeuille selon la conjoncture, en alternant entre secteurs cycliques et défensifs.
Intégrer des FNB et des valeurs aurifères à son portefeuille renforce la résilience face aux cycles économiques et aux imprévus. Les spécialistes du marché encouragent à utiliser ces instruments pour gagner en stabilité sur le marché canadien.
Perspectives de croissance : comment préparer ses investissements face aux évolutions du marché canadien
Longtemps dominé par les secteurs des ressources naturelles et de la finance, le marché boursier canadien s’ouvre à de nouveaux moteurs de croissance. Les hydrocarbures et les matières premières restent des piliers, mais l’avenir se dessine aussi dans la transition énergétique et l’essor de la technologie. L’intelligence artificielle irrigue désormais la logistique, la santé ou la finance, tandis que la cybersécurité devient un enjeu d’investissement prioritaire.
Les investisseurs chevronnés scrutent de près l’évolution des taux et de l’inflation, deux facteurs qui pèsent lourdement sur la valorisation des titres à Toronto. Les études sectorielles révèlent un intérêt marqué pour la mobilité électrique, la médecine personnalisée ou encore la fintech. Les valeurs de la santé profitent de la hausse de la demande en solutions innovantes, portée par le vieillissement démographique. Miser sur la diversification sectorielle et géographique s’impose pour limiter les risques d’un marché instable et capter la croissance là où elle se trouve.
Pour structurer ses choix, quelques axes se dégagent :
- Réorienter l’allocation d’actifs pour intégrer les grands mouvements structurels : blockchain, chaîne logistique intelligente, inclusion financière.
- Rester attentif à l’essor des marchés émergents, qui offrent de nouveaux relais de croissance aux entreprises canadiennes tournées vers l’export.
- Prendre appui sur une analyse graphique régulière des secteurs en vue pour ajuster ses positions.
En 2025, ceux qui sauront identifier les ruptures, choisir les valeurs en phase avec les mutations structurelles et éviter les angles morts s’offriront la meilleure chance de tirer leur épingle du jeu canadien. L’histoire boursière continue de s’écrire, chaque séquence recelant son lot de surprises et d’opportunités.


