Prime en fin de CDD : vos droits si vous démissionnez avant le terme prévu

17 février 2026

Un chiffre, une règle, et le reste s’effondre : 10 %. La prime de précarité sur un CDD, ce petit pactole espéré en bout de course, n’est jamais acquise d’avance. Surtout si l’on décide de claquer la porte avant l’heure. Sous le vernis des contrats temporaires, la loi impose ses limites, et certains salariés tombent de haut au moment de faire leurs comptes.

Ce que dit la loi sur la fin d’un CDD et la prime de précarité

Le contrat à durée déterminée n’a rien d’une formalité. Il répond à un besoin ponctuel, balisé par des textes précis. Lorsque le terme arrive, la règle est claire : une prime de précarité attend le salarié, sauf si une exception s’applique. Ce bonus, fixé par l’article L1243-8 du code du travail, équivaut à 10 % de tous les salaires bruts perçus durant le contrat. Son but ? Compenser l’absence de perspectives sur le long terme pour ceux qui enchaînent les missions sans garantie d’avenir.

Mais tout le monde n’y a pas droit, loin de là. Les contrats saisonniers passent à côté, tout comme certaines activités régies par des conventions collectives ou un accord d’entreprise qui prévoient des règles différentes. Si le CDD débouche sur un CDI, la prime disparaît. Idem en cas de faute grave ou de rupture anticipée décidée par le salarié : la porte est fermée.

À la fin du contrat, l’employeur remet plusieurs documents au salarié : le solde de tout compte, le certificat de travail et l’attestation France Travail. La prime éventuelle est versée avec le dernier salaire. Il arrive aussi qu’une indemnité compensatrice de congés payés s’ajoute, calculée sur la période travaillée.

Pour résumer les points à retenir sur la fin de CDD et la prime de précarité, voici ce qu’il faut retenir :

  • Montant de la prime de précarité : 10 % du total brut perçu
  • Exclusions : embauche en CDI, faute grave, rupture anticipée par le salarié
  • Documents remis : solde de tout compte, certificat de travail, attestation France Travail

Démission avant le terme : quelles conséquences sur vos droits à la prime ?

Quitter un CDD prématurément, c’est changer brutalement la donne. Le code du travail est intransigeant : dès que la rupture anticipée vient du salarié, la prime de précarité s’évapore, sauf exception prévue par la loi. Cette indemnité vise à protéger face à la précarité imposée, mais dès lors que le départ vient du salarié, hors situations expressément acceptées, la compensation n’a plus lieu d’être.

Quelques cas bien précis échappent à la règle : l’embauche en CDI chez un autre employeur, la faute grave de l’employeur, la force majeure ou une inaptitude médicale confirmée. Dans ces circonstances, le salarié conserve son droit à l’indemnité, même s’il quitte son poste avant la date prévue. Mais une démission pour raisons personnelles, familiales ou géographiques, même si elle paraît justifiée, n’ouvre pas droit à la prime.

Les tribunaux rappellent cette position sans ambiguïté. Un salarié qui rompt un CDD sans motif reconnu par l’article L1243-1 du code du travail ne touche rien de plus, et peut même s’exposer à une demande de réparation de la part de l’employeur s’il subit un préjudice. La jurisprudence vient ainsi verrouiller un système déjà strict.

Pour mieux comprendre les conséquences d’une démission anticipée sur la prime de précarité, voici les principales situations à connaître :

  • Rupture anticipée à l’initiative du salarié : pas de prime de précarité, sauf exceptions légales
  • Exceptions : embauche en CDI, faute grave de l’employeur, force majeure, inaptitude médicale
  • Préavis : respectez le délai fixé par le contrat ou la convention collective

Pour ceux qui imaginaient la prime de précarité comme un droit automatique, la réalité est autrement plus stricte. Avant de signer un CDD ou d’envisager un départ anticipé, mieux vaut connaître les règles sur le bout des doigts. Faute de quoi, la dernière fiche de paie risque de réserver de mauvaises surprises.

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